Zazen

Ne parle plus, ou alors, ne cherche pas à convaincre Chante aussi, comme les oiseaux. Que ta voix s'habille des plus beaux harmoniques Parce que ton chant peut atteindre les oreilles de Dieu Quitte la ville et cultive ton jardin afin que l'abeille t'en sois reconnaissante Le bonheur est là, dans les rangs de poireaux, au milieu des fraisiers Ailleurs tu le chercheras en vain. En cultivant ton jardin, tu cultiveras la patience, Vertu parmi les vertus, Fleur parmi les fleurs. Fais l'amour comme tu peux, avec qui veut bien, Et caresse souvent et laisse toi caresser souvent Une seule caresse renvoie le monde au néant Fais donc tout cela Mais veille à t'asseoir trois fois par jour Au fond de ton jardin Sous le châtaigner Prends soin de t'asseoir trois fois par jour Avant l'aube, au zénith et quand la chouette hulule Sur ton zafu prends le temps de t'installer Ne cille pas, ne tremble pas, regarde sans crainte ce qui est Secoue la poussière qui s'accumule Puis n'essaie plus de regarder Ne distingues-tu pas clairement ce qui est de ce qui n'est pas ? Sur l'arête de ton nez laisse un papillon se poser Ne fais plus rien Rien Que respirer

Ne parle plus, ou alors, ne cherche plus à convaincre

Chante aussi, comme les oiseaux. Que ta voix s’habille des plus beaux harmoniques

Parce que ton chant peut atteindre les oreilles de Dieu

 

Quitte la ville et cultive ton jardin afin que l’abeille t’en soit reconnaissante

Le bonheur est là, dans les rangs de poireaux, au milieu des fraisiers

Ailleurs tu le chercheras en vain.

En cultivant ton jardin, tu cultiveras la patience,

Vertu parmi les vertus, Fleur parmi les fleurs.

 

Fais l’amour comme tu peux, avec qui veut bien,

Et caresse souvent et laisse toi caresser souvent

Une seule caresse renvoie le monde au néant

 

Fais donc tout cela

Mais veille à t’asseoir trois fois par jour

Au fond de ton jardin

Sous le châtaigner

Prends soin de t’asseoir trois fois par jour

Avant l’aube, au zénith et quand la chouette hulule

Sur ton zafu prends le temps de t’installer

Secoue la poussière qui s’accumule

Ne cille pas, ne tremble pas, regarde sans crainte ce qui est

Puis n’essaie plus de regarder

Ne distingues-tu pas clairement ce qui est de ce qui n’est pas ?

Sur l’arête de ton nez laisse un papillon se poser

Ne fais plus rien

Rien

Que respirer

 

 

 

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